| La flore des prairies humides |
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Jusqu’au début du siècle de nombreuses terres agricoles de la plaine des Sorgues étaient cultivées en prairies de fauche, le foin étant utilisé par les paysans pour l’alimentation des leurs animaux de trait, de ferme ou pour leurs troupeaux. Ces terres étaient pour la plupart irriguées par des canaux gravitaires*. *A l’origine, l’irrigation pratiquée dans la plaine des Sorgues était exclusivement gravitaire (utilisation de la pente naturelle du terrain, l’eau étant amenée par des canaux) - pratique particulièrement adaptée à la culture des prairies. Les surfaces en prairies diminuant, les agriculteurs ont préféré, pour des raisons pratiques, utiliser des pompages ou des forages pour l’irrigation des cultures céréalières et maraichères. De plus, dans un contexte de développement périurbain, les réseaux de canaux sont moins entretenus, souvent coupés par des infrastructures, voire comblés. L’irrigation par voie gravitaire de certains secteurs n’est plus envisageable : une évolution qui s’avère directement préjudiciable pour les surfaces en prairies aussi bien sur le plan économique (diminution de la qualité agronomique et du volume de foin produit) que sur le plan écologique (baisse de la En parallèle, on notera que la présence de ces réseaux de canaux d’irrigation constituait également un atout pour l’évacuation des eaux pluviales en cas d’inondation ; en l’absence d’entretien de ces réseaux, le service de drainage ne peut plus être rendu... → Intérêts écologiques majeurs des prairies de la plaine des Sorgues :
→ Intérêt social et économique des prairies de la plaine des Sorgues :
Face à l’urbanisation et à la modernisation de l’agriculture, les surfaces en prairies de fauche régressent depuis la moitié du 20ème siècle dans la plaine des Sorgues, comme dans toute la France. Cette régression est préjudiciable à l’écosystème, à la biodiversité et à l’homme. En 2009, le SMBS a élaboré, en concertation avec la Chambre d’Agriculture de Vaucluse, une Mesure Agro-environnementale pour soutenir les pratiques de fauche des prairies humides et la conversion de terres arables en prairies. Ainsi, les agriculteurs de moins de 60 ans disposant de parcelles à l’intérieur du site Natura 2000 peuvent, s’ils le souhaitent, s’engager à respecter les pratiques visant à entretenir ou à développer les surfaces en prairies. En contre partie de cet engagement sur une durée de 5 ans minimum, ils perçoivent une subvention de l’Etat et de l’Europe.
Pour découvrir les différentes flores associées au réseau des Sorgues...
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